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L’objectif du FSI est de remplacer la finance privée par un système démocratique d’allocation des ressources. En tant que fonds, sa particularité est de réaliser des prélèvements fiscaux. Sa constitution sera un acte politique fort réalisé par un gouvernement progressiste.

Le prélèvement fiscal le plus simple est une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises ou mieux, leurs revenus disponibles. Elle met les entreprises à contribution de façon proportionnelle à leur valeur ajoutée et réduit donc les profits et la valeur des entreprises. Cette nouvelle cotisation interviendra simultanément à des augmentations de cotisations existantes et/ou de salaires qui visent à développer le progrès social et amorcer la transition écologique. Réduire la valeur des entreprises est un objectif stratégique qui facilite une éviction rapide des actionnaires.

Le volume initial des cotisations sera ajusté en fonction des besoins de l’économie en prêts. Cette politique de hausse de la part des salaires dans la valeur ajoutée fragilisera un peu plus le secteur bancaire qu’il faudra socialiser rapidement pour socialiser ensuite le reste de l’économie.

Sur le long terme, on pourra considérer que les prélèvements du FSI baisseront du fait que les remboursements des prêts accordés constitueront une nouvelle ressource. Néanmoins l’utilisation des taux négatifs pour les secteurs que nous souhaitons privilégier agira comme une subvention à l’investissement qui nécessite donc d’être régulièrement comblée par des prélèvements. On doit donc considérer que si les prélèvements du FSI baisseront, ceux-ci se maintiendront dans le temps.

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